Légitimité et Invisibilité

Nous en sommes rendue à 14 SA . Enfin j’ai envie de dire ! enfin ma grossesse est « viable » . (Je déteste ce mot ....)

Enfin! J’ai le droit de dire que je suis enceinte..... (A parce que ces 3 derniers mois je ne l’étais pas ?)

Enfin ! Les gens autour de moi n’ont plus peur de se réjouir avec moi ... « On sait jamais tu sais au premier trimestre c’est courant que ça ne tienne pas" .

Heureusement pour moi, ces situations je ne les ai pas vécu... (Ou du moins pas en majorité du temps.) En revanche je connais des femmes qui m’ont partagé cette expérience traumatisante et anxiogène de leur entourage médical et familial sur cette peur du premier trimestre qu’elles avaient choisit de ne pas cacher.

Et bien j’en suis rendue à passer ce stade ! Dès les premiers jours de ma grossesse j’avais envie de crier sur tous les toits ce petit miracle qui était venue s’incarner en moi. Envie, voir même besoin de partager mes sensations, ma joie et surtout mes peurs ! Parce que oui quand on apprend qu’on est enceinte, on est heureuse, toute émue ! Mais on est également en état de choc ! Comme si nous sentions tous les fils de notre vie se rattacher à un seul et même point : notre bébé, qui pour l’instant n’est pas plus gros qu’un grain de riz, et pas encore reconnue comme être humain aux yeux de la science.... De quoi paniquer un peu ! Sans parler du contexte dans lequel nous pouvons nous retrouver à l’instant T, et de l’annonce au futur papa qui est peut être encore loiiiiins de se douter que toute sa vie va basculer.

Dans l’idée, je m’étais dit que l’annonce ressemblerait à celle que je voyais sur les réseaux ( oui encore ces trucs à l’américaine niais que j’adore regarder). Et finalement, me voilà tremblante comme une feuille, à attendre que Chéri rentre du boulot, mon cerveau programmant 1 million de scénarios catastrophe possible ( oui je me découvre plutôt anxieuse pendant cette grossesse ^^ ) .

Pour que finalement tout se passe bien ! ! ! ( même si chéri à eu besoin de quelques semaines pour encaisser le choc et assimiler tout ce que cela implique !)

Nous voilà donc arrivé au début du second trimestre, tous nos proches sont maintenant au courant de l’arrivée de ce petit cœur début décembre. et l’air de rien, ce « soulagement » du premier trimestre passé se ressent de l’avis général, même inconsciemment.... Plus d’entrain à offrir des petits cadeaux, à demander si nous avons fait une liste de naissance, vouloir savoir le sexe, se projeter d’avantage avec nous dans cette future vie à 3 qui nous attend.


Alors une question me vient.... Pourquoi ce premier trimestre est-il autant redouté ? Je sais que statistiquement, nous sommes à 15% voir 20% de risque d’interruption de grossesse. Mais il y a quand même 80% de possibilité que tout se passe bien ! Ce qui reste majoritaire. N’oublions pas qu’une fois les 3 premiers mois passés, il reste également le dépistage de trisomie 21, suivre le développement du bébé jusqu’à la 28ème semaine, et pour finir, la question de « bébé ne sera -t-il pas diagnostiqué trop gros à terme ? » ou encore savoir s’il va arriver dans l’horaire prévue, et bien aussi après la naissance et durant toute sa vie si bébé grandira en toute santé.... En soit de quoi bien flipper pour les 30 années à venir.....

Alors pourquoi ne pas insuffler de la réassura


nce, et de l’amour dans chaque étape de la grossesse, et ce même à la toute première semaine de grossesse ? ?

Prenons plaisir à vivre chacun de ces instant qui passe si vite.... « Une grossesse est un évènement naturel, physiologique, sécuritaire » (Karine Laseva). Il vous appartient le droit d’être en joie d’être enceinte. Même si bébé est rikiki, même si le bidou ne sort pas encore. Parce que à l’instant où vous savez porter la vie en vous, vous devenez mère.

Et parce que soyons honnête, une fois bébé avec nous, nous aurons bien assez pour nous inquiéter en permanence ;)



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